
À propos du serment d'Hippocrate Il s'agit de l'essence même de la médecine : l'engagement silencieux que prennent les médecins envers leurs patients, leurs collègues et la société. Bien que la pratique clinique actuelle soit riche en technologies, protocoles et données, elle repose sur une idée très simple : ceux qui soignent ont l'obligation de placer la vie et la dignité de la personne au-dessus de tout autre intérêt.
Depuis plus de 2.500 ansCe serment a changé de forme, a été discuté, critiqué et réécrit dans de multiples versions (du texte classique attribué à Hippocrate à la Déclaration de Genève ou aux propositions adaptées à l'ère numérique), mais il conserve un fil conducteur : établir des limites éthiques claires entre soigner et nuire, entre prendre soin et abuser du pouvoir que confère le savoir médical.
Qu’est-ce que le serment d’Hippocrate au juste ?
Le serment d'Hippocrate est un engagement solennel L’engagement d’un médecin dès son entrée dans la profession ne se limite pas à une simple formalité de remise de diplôme : il s’agit d’une déclaration publique de principes, qui définissent sa pratique, ses soins aux patients, ses relations avec ses confrères et l’utilisation qu’il fait de ses connaissances.
En substance, ce serment comprend Les valeurs éthiques et morales constituent le fondement de la déontologie médicale : agir au mieux des intérêts du patient, éviter de nuire, respecter le secret professionnel, respecter la vie humaine et transmettre les connaissances de manière responsable. Malgré l’existence de lois, de codes de déontologie et de comités de bioéthique, le serment d’allégeance demeure un repère symbolique et formateur puissant.
Le serment comporte deux niveaux principaux. Comme on l'entendait dans l'Antiquité : d'une part, les obligations du disciple envers son maître (respect, gratitude, soutien matériel si nécessaire et promesse d'enseigner la médecine à sa descendance) ; d'autre part, un code de déontologie clinique bref mais rigoureux qui délimite ce qu'un médecin doit et ne doit pas faire avec ses patients.
Bien que de nombreuses facultés ne récitent pas aujourd'hui Le texte original est reproduit mot pour mot, et la quasi-totalité des exemplaires utilisent une version moderne du serment d'Hippocrate ou de la Déclaration de Genève. Le message est clair : rappeler au jeune médecin qu'il s'engage dans une profession où le service et la responsabilité sociale sont des valeurs fondamentales.

Hippocrate et l'origine historique de l'engagement médical
Pour comprendre le serment d'Hippocrate Il convient de s'intéresser à la figure d'Hippocrate de Cos, médecin grec né vers 460 av. J.-C. sur l'île de Cos. Clinicien brillant et enseignant respecté, il se démarqua des explications magiques ou religieuses de la maladie, privilégiant une vision rationnelle et observationnelle du corps humain.
Hippocrate soutenait que la maladie Il ne s'agissait ni d'un châtiment divin ni de l'œuvre d'esprits malins, mais d'un phénomène naturel explicable par des causes physiques. Il soutenait que le corps devait être considéré comme un tout, et non comme un ensemble de parties isolées, et décrivait avec une remarquable précision des affections telles que la pneumonie ou l'épilepsie infantile, insistant sur l'importance du repos, de l'alimentation, de l'air pur et de l'hygiène.
L'une de ses grandes contributions Son idée révolutionnaire était que les pensées, les sensations et les idées résident dans le cerveau, et non dans le cœur comme on le croyait à l'époque. Il a également observé que les patients ne tombent pas malades et ne réagissent pas aux traitements de la même manière, jetant ainsi les bases des soins personnalisés.
Autour d'Hippocrate, les choses commencèrent à prendre forme. une tradition des écoles de médecine, notamment à Kos, où il enseigna ses méthodes. Il est associé à ce que l'on appelle Corpus HippocraticumLe Corpus de médecine est un recueil de traités écrits entre le Ve et le IVe siècle avant J.-C. par divers auteurs. Ce corpus comprend des textes cliniques, chirurgicaux et de pronostic, ainsi que le célèbre serment d'allégeance, dont l'attribution exacte est toutefois sujette à controverse.
Paradoxalement, le serment Il contient des interdits et des approches qui divergent des autres textes hippocratiques, ce qui a conduit de nombreux historiens à y déceler l'influence de l'école pythagoricienne. Malgré cela, la tradition a préservé le nom d'Hippocrate comme symbole de l'idéal médical et l'a élevé au rang de « Père de la médecine ».
Le serment hippocratique classique : structure et contenu
Le texte original du serment Le serment commence par l'invocation de divinités grecques (Apollon, Asclépios, Hygie et Panacée) comme témoins des promesses du médecin. Il s'agit d'un serment religieux dans sa forme, bien que son contenu soit d'ordre éthique et professionnel. Le médecin s'engage à le respecter « du mieux qu'il peut », soulignant ainsi sa responsabilité personnelle.
La première partie du serment L'accent est mis sur la relation avec le maître médecin. Le nouveau médecin promet de le respecter comme ses propres parents, de partager ses biens avec lui et de l'aider en cas de besoin. Il considérera ses enfants comme ses frères et sœurs et s'engage à leur enseigner gratuitement l'art de guérir s'ils le souhaitent, préservant ainsi une transmission du savoir encadrée et rigoureuse.
Le texte indique que l'enseignement Le savoir médical ne peut être transmis à n'importe qui, mais seulement aux enfants du maître, aux enfants du médecin lui-même, qui s'engagent formellement à devenir ses élèves par un serment. Ainsi, la connaissance médicale est perçue comme un bien précieux, exigeant une certaine appartenance à la « guilde » et des garanties éthiques préalables.
La deuxième partie arrive en force. Dans sa pratique clinique, le médecin affirme qu'il orientera le traitement des patients vers leur bien, selon son jugement, et s'abstiendra de tout mal et de toute injustice. Il déclare explicitement qu'il ne fournira ni poison ni n'en conseillera l'usage, et qu'il ne facilitera pas l'accès d'une femme à un abortif, préservant ainsi sa vie et son art « dans la pureté et l'innocence ».
De plus, le serment interdit La loi interdit aux médecins de pratiquer certaines interventions chirurgicales, comme l'extraction de calculs urinaires, précisant que cette tâche relève d'autres spécialistes. Elle leur impose également de n'entrer dans un domicile que pour soigner un malade, afin de prévenir les abus sexuels et toute forme de corruption, et les oblige à garder le silence sur tout ce qu'ils voient ou entendent dans l'exercice de leur profession et qui ne doit pas être divulgué, érigeant ainsi la confidentialité au rang de « secret sacré ».
La conclusion du serment classique Elle introduit une sorte de clause de récompense et de punition : si le médecin tient ses promesses, il bénéficiera de respect et de reconnaissance ; s’il les viole et se rend coupable de parjure, il subira le contraire. Autrement dit, elle fait appel non seulement à la conscience, mais aussi à une sanction morale, voire religieuse.
Principes éthiques découlant du serment
Du serment d'Hippocrate naît le serment d'Hippocrate Certains des grands piliers de la bioéthique moderne, même s'ils n'ont pas été formulés dans les termes que nous utilisons aujourd'hui, ont été systématisés au fil des siècles et sont maintenant résumés par les termes de bienfaisance, non-malfaisance, autonomie et justice.
La charité se reflète Les médecins sont tenus d'agir toujours dans l'intérêt supérieur du patient, en faisant prévaloir sa santé sur tout intérêt économique, politique ou personnel. Ils ne se contentent pas d'appliquer des techniques, mais assument la responsabilité du bien-être global de la personne qu'ils soignent.
La non-malfaisance apparaît L'interdiction formelle de nuire délibérément est claire : ne pas administrer de poisons, ne pas participer à des actes qui blessent ou tuent, ne pas pratiquer des actes que le médecin lui-même juge injustes ou immoraux. Le principe sous-jacent est « en cas de doute, s'abstenir », qui demeure fondamental en médecine moderne.
Confidentialité des patients Voici un autre point crucial. Le serment d'allégeance impose aux médecins le silence sur ce qu'ils voient ou entendent dans l'exercice de leur profession et qui ne doit pas être divulgué. Cet engagement de discrétion est le fondement de la confiance entre le médecin et le patient, sans laquelle ce dernier ne pourrait ni partager librement d'informations sensibles ni demander de l'aide.
Le contexte original souligne également Le respect absolu de la vie s'exprime par le rejet de l'avortement et du suicide assisté. Bien que ces questions fassent actuellement l'objet de nombreux débats et que les lois varient d'un pays à l'autre, le texte classique stipule clairement que le médecin ne devrait pas être à l'initiative du processus mettant fin à la vie d'une personne.
Enfin, le serment souligne Il est de notre responsabilité d'enseigner la médecine de manière éthique. Transmettre le savoir est un devoir envers la génération suivante, mais pas n'importe comment : cela implique de sélectionner les étudiants, de les éduquer aux valeurs et de les lier à un engagement moral, et non seulement technique.
Évolution historique et tensions du serment originel
Au fil des siècles, le serment Elle s'est adaptée à différentes cultures et religions. Au Moyen Âge, les références religieuses ont été renforcées (non plus aux dieux grecs, mais au Dieu chrétien) et elle s'est bien intégrée à l'éthique de l'Église, notamment en ce qui concerne l'interdiction de l'avortement et du suicide.
Cependant, les historiens ont détecté divergences entre le serment et d'autres traités Corpus HippocraticumPar exemple, si le serment d'Hippocrate interdit l'avortement, certains textes décrivent des méthodes abortives ou l'utilisation de pessaires. De même, l'interdiction absolue du suicide contraste avec une Antiquité où il était toléré dans certains contextes.
Ces contradictions ont conduit suggérer que le serment ne reflète pas à 100 % la « véritable » médecine hippocratique, mais plutôt une ligne éthique particulière, possiblement influencée par les Pythagoriciens, qui rejetaient fermement l'effusion de sang, l'avortement et tous les types d'interventions chirurgicales invasives.
Malgré ces doutes sur la paternitéLe serment s'est imposé comme modèle de déontologie médicale et a survécu au déclin de la médecine scientifique après la chute de Rome. Des médecins arabes médiévaux, tels qu'Al-Kindi, Ali Abbas et Ibn Sina (Avicenne), ont contribué à préserver cette tradition et à la transmettre à l'Occident grâce à des traductions latines.
Déjà à l'ère moderne, la profession médicale Elle commença à élaborer ses propres codes de déontologie. En 1794, Thomas Percival rédigea l'un des premiers codes de déontologie médicale modernes, qui influença celui de l'Association médicale américaine (1846). Ces textes ravivèrent l'esprit hippocratique, tout en l'adaptant à un monde doté d'hôpitaux, de spécialités médicales et d'une organisation professionnelle bien plus complexe.
Après les horreurs de la Seconde Guerre mondialeLe serment d'Hippocrate a retrouvé une immense force symbolique. Les procès de Nuremberg ont révélé à quel point certains médecins avaient bafoué tous les principes fondamentaux de l'humanité, menant d'atroces expériences sur des prisonniers. Cela a conduit au Code de Nuremberg (1947) et, peu après, à la Déclaration de Genève (1948), une mise à jour du serment d'Hippocrate adaptée à l'éthique des droits de l'homme.
D'Hippocrate à la Déclaration de Genève
La Déclaration de GenèveApprouvé par l'Association médicale mondiale en 1948 et révisé par la suite (avec des modifications importantes en 1968, 1983, 1994, 2005, 2006 et une refonte majeure en 2017), il est considéré comme la version moderne la plus influente du serment d'Hippocrate.
Ce texte est formulé comme « L’engagement du médecin envers la profession médicale ». Parmi leurs engagements figurent le dévouement à la vie au service de l’humanité, la protection de la santé et du bien-être du patient, le respect de son autonomie et de sa dignité, et le plus grand respect de la vie humaine.
La révision de 2017 a introduit Deux idées majeures. Premièrement, la reconnaissance explicite de l'autonomie du patient : le médecin n'agit plus uniquement « pour le bien » du patient, mais doit respecter ses décisions éclairées, ses valeurs et ses préférences. Deuxièmement, l'obligation de prendre soin de sa propre santé, de son bien-être et de ses capacités afin de prodiguer des soins de qualité.
La Déclaration souligne également Toute discrimination fondée sur l'âge, le sexe, la race, la religion, l'orientation sexuelle, les opinions politiques, le statut social, la maladie ou le handicap est interdite. Il est interdit aux médecins d'utiliser leurs connaissances pour violer les droits humains, même sous la menace, et ils sont tenus au secret professionnel, même après le décès du patient.
Un autre aspect pertinent est La reconnaissance de la communauté professionnelle : le médecin promet de respecter et de remercier ses professeurs, ses collègues et ses étudiants, de partager ses connaissances au bénéfice des patients et pour le progrès de la santé, et d’exercer sa profession conformément aux bonnes pratiques médicales, et non seulement « consciencieusement et avec dignité ».
L'aspiration de l'Association médicale mondiale L’objectif de cette Déclaration de Genève est qu’elle serve de base à un code de déontologie mondial pour tous les professionnels de la santé, unissant l’héritage hippocratique à l’éthique contemporaine des droits de l’homme.
Serments médicaux contemporains et critiques
Aujourd'hui, plusieurs versions coexistent. Du serment d'Hippocrate, il existe des variantes allant de légères adaptations du texte classique à de nouvelles formulations telles que le serment de Lasagnes, la prière de Maïmonide ou encore la Déclaration de Genève. Toutes s'accordent sur l'idée de traiter le patient avec respect, de faire le bien et d'éviter de lui nuire, mais elles diffèrent par leur formulation et certains points précis.
La prière de Maïmonide, par exemple.Ce serment, longtemps attribué au philosophe et médecin juif du XIIe siècle, a en réalité été écrit au XVIIIe siècle par Marcus Herz. Dans ce texte, le médecin s'adresse à Dieu, implorant humilité, compassion et sagesse pour traiter ses patients comme des êtres humains et non comme de simples cas cliniques, conservant ainsi une dimension spirituelle semblable à celle du serment classique.
Le serment des lasagnes, écrit en 1964 Développée par Louis Lasagna, cette approche est fréquemment utilisée dans les facultés de médecine américaines. Elle insiste sur le fait que le médecin doit voir derrière chaque maladie une personne avec une famille, des préoccupations et un contexte social, et que la chaleur humaine et l'empathie peuvent être aussi importantes que la technique.
En 1995, cela a également été proposé Une « restauration » du serment d'Hippocrate par un comité nommé « La Valeur de la Vie ». Cette version a rétabli le ton solennel et le recours à Dieu comme témoin, ainsi que l'idée d'une sanction morale en cas de violation du serment, se conformant assez fidèlement au texte original.
De nombreuses études ont montré La plupart des serments modernes ont atténué ou supprimé certaines interdictions formelles du serment original. Dans un échantillon d'universités nord-américaines et canadiennes des années 1990, seul un faible pourcentage conservait la condamnation explicite de l'euthanasie ou de l'avortement, tandis que presque aucune n'incluait de restrictions concernant les interventions chirurgicales ou l'invocation des divinités. D'où le jeu de mots de certains étudiants, qui le surnomment avec ironie le « serment hippocritique ».
Malgré les critiques, de nombreux experts Ils affirment que, même si la formulation exacte change, un engagement public demeure nécessaire pour nous rappeler la dimension éthique de la médecine, au-delà des seuls aspects juridiques et techniques. Le débat ne porte plus tant sur l'opportunité de prêter « le même serment qu'auparavant », mais plutôt sur les valeurs qui doivent être au cœur de l'engagement médical au XXIe siècle.
Le serment d'Hippocrate dans la médecine du XXIe siècle
La pratique médicale actuelle est imprégnée pour des défis qu'Hippocrate n'aurait même pas pu imaginer et pour Des progrès médicaux qui sauvent des viesIntelligence artificielle, mégadonnées dans le secteur de la santé, télémédecine, robotique chirurgicale, réalité virtuelle ou augmentée, applications de santé et dispositifs portables qui surveillent les paramètres en temps réel.
Dans ce nouveau contexte, plusieurs médecins Ils ont fait valoir que le serment d'Hippocrate classique est insuffisant. Par exemple, le texte original aborde à peine la question de la vie privée telle que nous la concevons aujourd'hui : il ne fait aucune mention des bases de données massives, des dossiers électroniques partagés, ni de l'utilisation des informations médicales par les compagnies d'assurance, les entreprises technologiques ou les gouvernements.
Certains auteurs proposent d'inclure Des engagements explicites tels que « Je respecterai la vie privée de mes patients et de leurs données, car leurs problèmes ne sont pas divulgués au monde entier », soulignent la nécessité de protéger la vie privée dans un contexte où les données de santé peuvent circuler très facilement.
Un autre changement clé est la transformation L’évolution de la relation médecin-patient est notable. Le modèle vertical et paternaliste a cédé la place à une relation plus collaborative, où les patients, informés, se documentent, participent à des forums et prennent des décisions partagées. D’où l’intégration de clauses telles que : « Je traiterai mes patients comme des égaux, je n’hésiterai pas à dire “Je ne sais pas” et je consulterai mes collègues lorsque d’autres compétences seront nécessaires. »
L'impact de la technologie force également supposer un engagement envers la formation continueLes connaissances acquises à l'université ne suffisent plus : l'intelligence artificielle, les algorithmes de décision clinique, les nouveaux médicaments et les objets connectés exigent une mise à jour constante. De nombreux serments modernes incluent désormais l'engagement de « s'engager dans un apprentissage tout au long de la vie afin d'améliorer ses connaissances et ses compétences ».
Dans le même temps, il est souligné La technologie ne doit pas déshumaniser la médecine. Des textes récents nous rappellent que « la chaleur humaine, l'empathie et la compréhension peuvent être plus efficaces que n'importe quel traitement innovant » et qu'un médecin ne soigne pas « un résultat d'analyse sanguine ou une courbe de température », mais une personne malade, avec une famille et une vie qui se trouvent bouleversées par la maladie.
Ces réflexions se sont matérialisées dans des propositions de serment mises à jour qui incluent des points tels que : le respect absolu de la diversité (orientation sexuelle, nationalité, religion, idéologie), l'engagement en faveur de l'équité dans l'accès aux soins de santé, le devoir de partager les connaissances au profit de tous et la reconnaissance que le médecin est aussi un citoyen, avec des responsabilités envers la communauté dans son ensemble.
L'engagement personnel et social du médecin
Au-delà du texte spécifique qui est récitéCe qui est en jeu dans le serment d'Hippocrate, c'est le type de relation qu'un médecin tisse avec sa profession, ses patients et la société. Il ne s'agit pas d'une promesse faite devant un tribunal, mais d'une parole donnée devant ses confrères et, symboliquement, devant tous ceux qui confient leur santé à la médecine.
De nombreux serments contemporains Ces idées comprennent notamment le fait que le médecin doit s'opposer aux pressions politiques qui dégradent la relation médecin-patient, que ce soit en restreignant la liberté de prescrire, en limitant injustement l'accès aux services ou en tentant d'instrumentaliser la médecine à des fins de contrôle social.
Le respect est également mis en avant. Envers vos collègues : considérez-les comme des frères et sœurs exerçant la même profession, évitez les jugements infondés qui nuisent à leur réputation et collaborez avec loyauté. Ceci contraste avec les environnements compétitifs ou fortement hiérarchisés, mais rappelle que la qualité des soins repose en grande partie sur le travail d’équipe.
Un élément frappant dans certains serments Il s'agit d'une invitation à prendre sa retraite lorsque les capacités physiques ou cognitives ne suffisent plus à exercer en toute sécurité. Certains médecins s'engagent à demander à leurs confrères de les contraindre à la retraite s'ils ne franchissent pas le pas, privilégiant ainsi la sécurité des patients à leur fierté personnelle.
Enfin, cela est de plus en plus reconnu. la nécessité pour les médecins de prendre soin de leur propre santé mentale et physique. épuisement professionnelLe surmenage et le stress prolongé peuvent entraîner des erreurs et une perte d'empathie. En s'engageant à préserver leur propre bien-être, les médecins protègent indirectement leurs patients.
Tout cet ensemble de principes Cela fait du serment d'Hippocrate bien plus qu'un rituel universitaire jusqu'à aujourd'hui : c'est un rappel vivant que la médecine est à la fois science, technique, art et responsabilité éthique envers des êtres humains spécifiques, dans un monde en mutation qui a toujours besoin de soins.
